Le projet artistique

Le Théâtre est à l’origine du projet La Guillotine

Il s’agit en fait d’une approche spécifique inspirée en droite ligne par Jerzy Grotowski, fondateur en Pologne du Théâtre Laboratoire, vers 1960.

A La Guillotine, nous défendons cette pratique théâtrale autour de Jorge Parente qui anime régulièrement des ateliers intitulés “Voice and body”.

Jorge Parente n’a pas lui-même travaillé avec Jerzy Grotowski, mais il a suivi pendant de longues années l’enseignement de Zygmunt Mollik, qui fut l’un des pionniers, à l’origine du Laboratorium.

Et Zygmunt, dans ces pratiques anciennes de la transmission, a désigné Jorge comme celui qui continuerait son travail.

Jorge enseigne donc une méthode élaborée par Zygmunt Mollik et fondée sur “l’alphabet du corps”, qui se prolonge dans le chant puis dans le texte.

La poésie

Cette vocation à accueillir la poésie se confirme et se développe.

DEPOT M

Depuis longtemps aussi s’était nouée une connivence avec le Marché de la Poésie dont nous avons accueilli de nombreuses “périphéries”.

La première, d’anthologie, réunissait les Poètes Sonores. Serge Pey, à genoux, brisait des carreaux de verre. Bernard Heidsieck, retourné chez lui après s’être égaré, était finalement revenu en taxi. Mais alors, les musiciens du Bal, impatients, empiétèrent sur la performance d’Anne-James Chaton, qui avait pris le relais de Charles Pennequin. Et pendant tout ce temps, de l’autre côté de la vitrine, dans la rue, le tailleur de pierre, enveloppé d’une fumée artificielle, déplaçait avec des cordes et comme dans un rêve, un immense bloc de pierre.

On y avait aussi célébré la dernière session, clôturant un cycle de 10 ans de lectures, du Grabinoulor de Pierre Albert-Birot, en présence d’Arlette Albert-Biroy qui sur France Culture avait vanté La Guillotine comme étant le lieu le plus “grunge”.

Et aussi l’OULIPO, Maurice Lemaître et les Lettristes, Jacques Rebotier.

C’est à l’occasion des Matinées d’Editeurs qui ont accueilli Al Manar, Passage d’Encres, Dernier Télégramme, Tarabuste, qu’est née l’idée que la Salle des Pianos pourrait accueillir un projet permanent avec le Marché de la Poésie.

En effet, au moment de présenter les œuvres de tel ou tel éditeur, cela s’avérait impossible ou trop compliqué. Pourquoi alors ne pas conserver le fond de ces éditions à La Guillotine, être un relais auprès des libraires, être en même temps leur librairie, en profitant du luxe d’une vitrine exceptionnelle.

La Guillotine pourrait ainsi contribuer à accomplir, de façon permanente et tout au long de l’année ce que le Marché de la Poésie réalise au mois de juin, place Saint-Sulpice : accueillir les éditeurs de poésie.

Nous ouvrirons donc, d’ici janvier 2019, dans la Salle des Pianos, une librairie de poésie au service des éditeurs. Et aussi, le lieu le permettant, des lectures, des performances, bref, tout ce qui peut rendre la poésie vivante.

Les passants seront surpris par cette vitrine insolite. A l’intérieur de la salle, les livres seront mis en valeur, placés sur des rayonnages et présentés sur des tables.

Et si ce pari, déconstruisant un syllogisme, était gagné ?

“La poésie ne se vend pas parce qu’elle n’est pas mise en place. Or, elle ne se vend pas parce que les libraires, certains que la poésie ne se vend pas, ne la mettent pas en place”.

L’IBIPO, “Immense Bibliothèque de Poésie”.

Un autre projet plus secret, boutade sans l’être, utopie, c’est à dire départ vers un horizon sans limite, se met en place peu à peu.

Il s’agit, pour enrichir une collection personnelle déjà notoire, de réunir, peu à peu, au gré des voyages, des livres de poésie dans toutes les langues, témoins d’un travail de traduction à faire, de toutes les langues vers toutes les langues, qui, si on le menait à bien, aurait besoin, pour qu’on le réalisât, de nombreux siècles, voire des millénaires.Ajouter un bloc

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